La diphtérie reste sous surveillance au Maroc. Trente cas ont été confirmés dans plusieurs régions du Royaume, tandis que deux décès ont été enregistrés, selon Jaouad Hammou, chef de la division des maladies transmissibles à la Direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies.
Malgré ces chiffres, le responsable estime que la situation épidémiologique nationale ne présente pas, à ce stade, de caractère préoccupant. Les infections recensées restent dispersées et aucun foyer de transmission important n’a été identifié.
Le nombre de suspicions demeure nettement supérieur à celui des cas finalement confirmés. Chaque signalement entraîne ainsi une enquête autour du malade afin d’identifier les personnes susceptibles d’avoir été exposées.
Les contacts sont soumis à des analyses de laboratoire et bénéficient, lorsque cela est nécessaire, d’une prise en charge préventive. Des traitements peuvent également être administrés afin de réduire le risque de transmission et de complications.
Cette surveillance concerne particulièrement l’entourage familial et scolaire, où les contacts rapprochés peuvent favoriser la propagation de la maladie.
Selon Jaouad Hammou, les cas observés sont notamment liés à des insuffisances de couverture vaccinale chez certains enfants. L’absence ou l’incomplétude des doses recommandées peut laisser les plus jeunes exposés et augmenter le risque pour leur entourage.
Lorsqu’un enfant est infecté, les camarades de classe et les proches ayant été en contact avec lui font donc l’objet d’une vigilance renforcée.
Les autorités sanitaires appellent ainsi les familles à vérifier les carnets de vaccination et à compléter, le cas échéant, les doses manquantes.
Le responsable insiste également sur le rôle de la vaccination dans la prévention de la diphtérie et d’autres maladies évitables.
Il met toutefois en garde contre la circulation de fausses informations sur les réseaux sociaux, qu’il considère comme un facteur susceptible de freiner l’adhésion de certaines familles aux campagnes de vaccination.


